mercredi 19 août 2015

Le tournage des Tontons flingueurs et la scène de la cuisine.



     S'il y a bien un film français devenu culte, c'est bien évidemment Les Tontons flingueurs, réalisé en 1963 par Georges Lautner, sur des dialogues de Michel Audiard. Le film est en réalité une adaptation (très libre) du roman d'Albert Simonin Grisbi or not grisbi. Répliques ciselées, timing parfait, casting hors-norme, rien ne manque à ce film (qui faillit s'appeler Le terminus des prétentieux) devenu au fil du temps un monument du cinéma français. Et la scène de la cuisine en est le point culminant.

L'ambiance du tournage
Happy beurzday to you...
     Le tournage des Tontons flingueurs débute le 8 avril 1963, en région parisienne.  Cependant, en ce printemps 1963, une grève paralyse la plupart des productions cinématographiques. Si plusieurs scènes sont filmées en studio, à Epinay, les événements obligent la production à tourner l'essentiel des scènes en décors naturels. Toutes les scènes censées se dérouler dans la villa du mexicain et de sa fille Patricia vont ainsi être tournées dans une seule et même propriété de Rueil-Malmaison appartenant à la Gaumont. C'est un hôtel particulier, proche du château de Rueil-Malmaison. Acteurs et techniciens tournent pendant quarante jours dans cet hôtel particulier aujourd'hui remplacé par un parking (si ce n'est pas honteux...). Le budget est serré, le temps leur est compté, et la Gaumont, à l'exception d'Alain Poiré, doute de ce projet farfelu. Heureusement, l'ambiance est excellente, à la fois studieuse et détendue. « Il y avait une forme d'émulation entre les vedettes, confie Georges Lautner. Tout en bossant sérieusement, on s'est vraiment marré ! »

     Jean Gabin fut un temps pressenti pour tenir le rôle de Fernand Naudin. Il était cependant momentanément fâché avec Michel Audiard (depuis Mélodie en sous-sol), sans compter qu'il posa de telles exigences (il souhaitait imposer son équipe de techniciens) qu’il ne fut pas retenu. Le choix se porta un temps sur Paul Meurisse alors connu pour son rôle du Monocle, mais celui-ci déclina le rôle pour raisons de santé. Il apparaît toutefois quelques secondes dans la scène finale dans ce même rôle du Monocle. C'est finalement Lino Ventura qui héritera du rôle.
     Lino Ventura, la grande vedette, a d'abord hésité à rompre avec son image d'acteur sérieux, voire sombre, mais il se sent vite à l'aise dans la peau du "gugusse de Montauban". D'autant qu'il sympathise avec Venantino Venantini, son "porte-flingues" attitré. « Lino était de Parme, moi de Rome, se souvient ce dernier. On discutait du pays, de la bonne bouffe. Son accent m'amusait, il parlait comme les gens de chez lui, avec des 'ch' dans la voix ! » Chaque midi, l'équipe déjeune au bistrot du coin. Un moment sacré. Surtout pour Ventura, fine gueule et cordon bleu, dans le scénario comme dans la vie. « Lino adorait cuisiner, confirme Venantini. Quand le menu ne lui convenait pas, il apportait sa gamelle, à la manière d'un ouvrier de la Fiat ! »

Et … Et … Et … 50 kilos de patates, un sac de sciure de bois,
il te sortait 25 litres de 3 étoiles à l’alambic ; un vrai magicien
le Jo. Et c’est pour ça que je me permets d’intimer l’ordre à certains
salisseurs de mémoire qu’ils feraient mieux de fermer leur claque merde !
     Francis Blanche, beaucoup moins réservé, raconte des histoires drôles, verse toutes sortes de substances dans les verres des copains. L'homme est drôle, généreux, imprévisible. « Francis avait des moments de folie, de démesure, explique Claude Rich. On le voit lorsqu'il agrippe le poignet d'une jeune fille qui veut prendre des billets sur la table. Il crie : 'Touche pas au grisbi, salope !' et un reflet de mort passe dans ses yeux ! »

     Bernard Blier, également « porté sur la déconnante », selon Georges Lautner, a d'autres soucis en tête. Notamment celui de croiser le poing de Ventura. Mac Ronay, "première gâchette" chez Volfoni : « Un jour, en début de tournage, Blier est venu me voir. Il avait l'air préoccupé et m'a confié : 'Dis, donc, Mac, je le sens pas ce film, Lino est très nerveux. J'ai la trouille qu'il me file une vraie châtaigne ! Il l'a déjà fait deux fois, tu sais !' Je l'ai rassuré : 'Te bile pas, il a dû répéter !', mais cela ne l'a pas empêché d'aller voir Lino et de lui lancer en plaisantant : 'J'te préviens, j'me laisserai pas faire !' »
     Finalement, Des "châtaignes", Bernard Blier, alias Raoul Volfoni, en prendra trois. Fausses, bien sûr, mais dignes du meilleur comique de répétition. A chaque fois, il se trouve dans sa péniche-tripot. On frappe à la porte. Il ouvre. Ventura cogne. Volfoni s'écroule. Musique !

La scène de la cuisine a failli ne pas exister.
Touche pas au grisbi, salope !
     Michel Audiard trouvait la scène de la cuisine inutile et elle faillit bien ne jamais exister, mais Georges Lautner tient par-dessus tout à la scène de la beuverie au cours de laquelle les quatre hommes, nostalgiques, évoquent le milieu d'antan. "Je voulais faire référence à un passage de Key Largo, de John Huston", précise le réalisateur, Key Largo étant un film noir dans lequel on voit des gangsters accoudés à un bar évoquer avec nostalgie le bon temps de la prohibition.

     Dans l'hôtel particulier de Rueil-Malmaison, la cuisine est à peine assez grande pour accueillir une caméra (en réalité, à peu près deux mètres sur trois). Cela ne sera pas sans problème pour tourner la scène mythique. « Dans cette pièce, je n'avais aucun recul et j'étais dans l'impossibilité de faire le moindre mouvement de caméra. Contrairement à ce qu'on a pu croire, cette scène a nécessité beaucoup de concentration, plusieurs jours de tournage et surtout, aucun alcool. »
Aucun alcool ? Jean Lefebvre ne pouvais sans doute pas en dire autant, puisque la bande de farceurs lui avait joué un mauvais tour en lui préparant pour sa prise, bien évidemment sans le prévenir, une mixture explosive à le faire pleurer. Eh oui, les larmes de Lefebvre étaient authentiques... La scène devint ainsi de plus en plus réalistes ce qui explique aussi le nombre de prises de vues nécessaires à cette scène.

     Pour la petite histoire, quand Lino Ventura rentrera tard le soir des studios après le bouclage de la fameuse scène, il ne put s'empêcher de réveiller son épouse pour lui dire « On vient de tourner la scène du siècle ! » et lui raconter, totalement mort de rire, sans omettre l'anecdote du verre de Jean Lefebvre.

Voir aussi :
- Le réalisateur Georges Lautner est mort.
- Un coffret collector à l'occasion des 50 ans des Tontons Flingueurs
- Script intégrale des Tontons Flingueurs
- Anecdote : L'origine du film Ne nous fâchons pas

jeudi 13 août 2015

Une première bande-annonce pour The Hateful Eight, le prochain Tarantino.



     Cette fois, la machine est bel est bien partie. Nous savons de source sûre que le prochain Tarantino, The Hateful Eight, sortira en décembre 2015. Nous avions longtemps cru que ce film ne se ferait pas, suite à la fuite du script et la colère de Quentin Tarantino, décidant d'arrêter tout, puis finalement de continuer.  
 
     Ce sera donc le huitième film du réalisateur, et ça promet un résultat jouissif.




mardi 4 août 2015

Un nouveau Blu-ray pour le Dracula de Coppola !


     Après beaucoup de plaintes sur la qualité du Blu-ray (amas de pixels et grain mal gérés, et mauvaise syncro du son) du Dracula par Francis Ford Coppola, Sony a enfin décidé de corriger le tir en annonçant une nouvelle édition pour le 6 octobre 2015 aux États-Unis. Pour l'instant, nous n'avons pas d'information sur une édition française éventuelle...

     L'ancienne édition, sortie en 2007, était un des tout premiers Blu-ray de Sony et présentait une image digne... d'un DVD pirate.
     Cette nouvelle édition 2015 devrait pallier à ces failles puisque qu'elle sera composé d'un master 4K issu d'une nouvelle restauration, mais aussi d'une piste son en VO en Dolby Atmos soundtrack (rétrocompatible Dolby TrueHD 7.1). Le disque récupère également le commentaire audio qu'il avait enregistré pour le Laserdisc paru chez Criterion.
    Deux versions seront disponibles :
- une édition limitée qui inclura un livret de 24 pages, avec une toute nouvelle présentation du film par le réalisateur Francis Ford Coppola
- une édition standard, sans le livret 24 pages.

Bonus 
Divers bonus seront présent sur le disque :
- Reportage Reflections in Blood: Francis Ford Coppola and Bram Stoker's Dracula
- Reportage Practical Magicians : une collaboration entre Père et Fils.
- Commentaire audio de 1993 (initialement enregistré par Coppola pour pour le Laserdisc paru chez Criterion).
- Scènes supprimées
- Commentaire Audio et présentation du film par Coppola

Disponibilité
     Ce Blu-ray sera disponible le 6 octobre 2015 aux États-Unis (aucune info sur une édition française, mais celle-ci devrait suivre). S'il vous prenait l'idée de commander la version US, sachez que c'est un Blu-ray Zone A (l'Europe étant Zone B, vous ne pourrez pas le lire sur une platine Européenne). De plus, seul l'audio en Anglais sera disponible et aucun sous-titre français (uniquement Danois, Néerlandais, Finnois, Islandais, Norvégien, Suédois et Turc).


jeudi 30 juillet 2015

Les Valseuses : répliques cultes.


      Les Valseuses, film culte de Bertrand Blier longtemps interdit à la télévision pour quelques scènes quasi-érotiques, met en scène Jean-Claude (Gérard Depardieu) et Pierrot (Patrick Dewaere), deux voyous qui tuent le temps comme ils peuvent en commettant des larcins.
     Après avoir harcelé une dame et lui avoir volé son sac, ils « empruntent » une Citroën DS pour faire un tour, puis la replacent à l'endroit même où ils l'avaient dérobée. Cependant, le propriétaire, patron d'un salon de coiffure, les surprend à leur retour et les menace avec un revolver en attendant l'arrivée de la police. Jean-Claude et Pierrot parviennent à s'enfuir, mais ce dernier est légèrement blessé par un coup de feu. Dans leur fuite, ils emmènent Marie-Ange (Miou-Miou), l'employée et maîtresse du patron du salon de coiffure. Ils croiseront par la suite, entre autre, une jeune mère dans un autorail (Brigitte Fossey), Jeanne Pirolle (Jeanne Moreau) tout juste sortie de prison, et Jacqueline (Isabelle Huppert), une adolescente en révolte contre l'autorité paternelle.


Les meilleures répliques des Valseuses.
Pierrot : - Déconner, toujours déconner... Y'en a marre de déconner !
Jean-Claude : - T'as qu'à proposer autre chose, toi.
Pierrot : - Donne-moi du blé, j'aurais des idées.

Jean-Claude [Après avoir volé la Citroën DS] : - On n'est pas bien, là ? Tu les sens les coussins d'huile, sous ton cul ? Hydropneumatique, mon p'tit bonhomme.

Un type à sa fenêtre : - Et si tu leur faisais une coupe de cheveux, à ces zazous !
Jean-Claude : - Pas d'erreur possible, on est bien en France...

Jean-Claude : - Endo... Endocrinologie, là, ça veut dire quoi ?
Pierrot : - Qu'est-ce que j'sais, moi... Dépêche-toi, nom de Dieu, j'ai de plus en plus mal.
Jean-Claude : - Oto-rhino-laryngo, tu connais ?
Pierrot : - On va quand même pas acheter un dico ! Mais j'en ai rien à foutre de leur spécialité, moi ! Moi j'pisse le sang, c'est tout c'que j'vois !

Le chirurgien : - Vous pourrez lui dire qu'il a eu de la chance !
Jean-Claude : - On a toujours de la chance, mon copain et moi. C'est fou c'qu'on est verni : tout c'qu'on touche, ça s'transforme en or !

Le garagiste : - Mais qu'est-ce que c'est c'te gonzesse ? On peut lui faire n'importe quoi, elle s'en fout ! Elle griffe pas, elle mord pas, elle écarte. Tranquille. Et elle attend en comptant les mouches au plafond. Merde, alors quoi ! Merde !
Marie-Ange : - Qu'est-ce que tu nous les brises, t'es pas heureux ? T'as pas eu c'que tu voulais ?
Le garagiste : - Oh, oh ! Autant s'taper un bout d'mou, oui !

Jean-Claude : - Qui c'était, ton mec ?
Marie-Ange : - Mon patron
Jean-Claude : - Il t'saute ?
Marie-Ange : - Si vous croyez que ça me réjouie...
Pierrot : - C'est pour ça qu'tu portes pas de culotte ?
Marie-Ange : - Il veut toujours que j'me ballade comme ça, même dans la rue. Ça l'excite.
Le garagiste : - Même en fin de mois ?
Jean-Claude : - Oh, ça va, arrêtez vos saloperies. Fais voir tes papiers. C'est quoi ton boulot ?
Marie-Ange : - Shampouineuse.
Pierrot : - Shampouineuse de quoi ? De gland ?
Le garagiste : - De chauve ?

Jean-Claude : - On n'est pas bien, là ? Putain merde ! Tu vois ! Quand on nous fait pas chier, on s'contente de joies simples !

La femme dans le train : - Qu'est-ce que vous voulez ?
Jean-Claude : - Rien du tout. Je peux plus contempler mon pognon ?
[...]
Jean-Claude : - Tiens, c'est pour toi.
La femme dans le train : - Pourquoi ?
Jean-Claude : - Tu vois, moi, c'que j'voudrais, c'est que cette perme, tu la passe dans le plus grand hôtel de la ville. Dans la chambre la plus cher, avec une salle de bain pour décrasser ton mec qui va certainement puer, que tu t’envoies en l'air sur un lit très spacieux, qu'on vous monte le champagne sur un plateau d'argent, que vous le buviez au pieu. Ça te dirait, ça ?
La femme dans le train : - Ben oui.
Jean-Claude : - Seulement, ton argent, il s'agirait de le gagner.
La femme dans le train : - Comment ?
Jean-Claude : - Moi ce que j'aimerais bien, c'est que tu donnes la tétée à mon pote. C'est un grand amateur de lait et en plus il est né de mère inconnue. J'suis sûr que ça lui ferait plaisir.


Pierrot : - T'as des potes dans la région ?
Jean-Claude : - Non !
Pierrot : - Alors, qu'est-ce qu'on vient foutre ?
Jean-Claude : - Merde, on débarque, laisse-moi l'temps d'me retourner. J'ai beau être pas trop con j'suis quand même pas un ordinateur. Te fais pas d'bile j'te dis.

Pierrot : - Ils ont même pas laissé un sucre, ces radins…
Jean-Claude : - Non, mais par contre, y'a tout un stock de papier-cul. Du trèfle insonore ouaté, ça t'intéresse ?
[...]
Jean-Claude, saisissant des ronds de serviettes dans un tiroir : - Oh, regarde comme c'est émouvant. Papy, mamie, Jacqueline.
Pierrot : - Pauv' Jacqueline, toute seule à table avec ses vieux. Quelle horreur...
[...]
Jean-Claude : - C'est là qu'elle dort, la Jacquotte. [Prenant un soutien-gorge dans l'armoire] hé, hé ! Regarde ce qu'elle nous a laissé, la petite chérie. C'est pas mignon, ça ?
Pierrot : - A ton avis, c'est du quel âge, ça ?
Jean-Claude : - Treize ans, quatorze à tout casser. Attends voir... [Prenant la culotte assortie et la sentant] Oh, là, là... Beaucoup plus, Pierrot, beaucoup plus. C'est au moins du seize ans, ça. Sens-moi ce bouquet !
Pierrot : - Ah, en effet, oui. Oh la vache, putain, oh la vache ! C'est au moins du... C'est une vraie petite demoiselle, Jacqueline !
Jean-Claude : - Oh dis-donc, on dirait qu'elle vient juste de se déculotter. Elle est dans la pièce à côté. Eh, Jacqueline, ohé.

Pierrot : - Jean-Claude ! J'bande pas.
Jean-Claude : - Ben quoi, moi non plus. J'vois pas pourquoi on banderait... en quel honneur.
Pierrot : - D'habitude, le matin, j'ai la trique.
Jean-Claude : - C'est la saleté qui t'empêche de bander. T'as tellement de merde sur la queue qu'il faudrait un bulldozer pour la décoller.

Jean-Claude : - Regarde comme t'es beau. Tu sais que t'en deviendrais presque désirable ?
Pierrot : - Enlève ta main !
Jean-Claude : - Quelle main ?
Pierrot : - Enlève ta main, vieux pédé !
Jean-Claude : - Y'a pas de honte, hein.
Pierrot : - C'est pas une question de honte, c'est une question d'envie. Moi, justement, j'ai pas envie.
Jean-Claude : - Mais t'en sais rien. Un truc que tu connais pas, tu peux pas savoir si t'en a envie ou pas.
Pierrot : - Tu crois quand même pas qu'j'vais m'exciter pour ta gueule, non ? Moi, c'qu'il m'faut, c'est une bonne femme, tu pige ? Quelque chose qui m'attire, et non pas qui me repousse.

Pierrot, alors que Jean-Claude viens de l'enculer : - Je suis humilié !
Jean-Claude : - Mais non t'es pas humilié. Entre copains, c'est normal !
Pierrot : - D'abord, j'en ai marre de ce bled. Bled de merde, France de merde, partout où je vais, j'me fais enculer.
Jean-Claude : - Tu vas la taire ta gueule ou je te fais bouffer la dune.

Pierrot : - Mais, bordel de nom de dieu, y'a bien un cul qui nous attend quelque part !
Jean-Claude : - Ah bah ça, à tous les coups ! Le problème, c'est d'établir la liaison sans donner l'alarme.
Pierrot : - On va pas rentrer dans les ordres sous prétexte d'éviter les flics !

Marie-Ange : - C'est pas la peine de faire tant de simagrées si vous voulez me baiser, allez-y.




Jean-Claude, commentant les ébats de Marie-Ange et Pierrot : - Ah ben dis-donc ! Jolie Performance, hein... 3 minutes et demi. Tu parles d'un sprinter ! C'est tout juste si t'arrives pas avant d'être parti, comment veux-tu qu'elle aille au bonheur la môme ?

Jean-Claude, en train de faire l'amour à Marie-Ange : - Je te fais pas mal ?
Marie-Ange, impassible : - Non, non !
Jean-Claude : - T'es sûre ?
Marie-Ange : - Ouais, ouais !
Jean-Claude : - Non, je te demande ça, parce que d'habitude, y'en a qui suffoquent.
Marie-Ange : - Non, non, ça va...
Jean-Claude : - J'sais pas si tu te rends compte que t'es dans les bras d'un ténor.
Marie-Ange reste impassible.
Jean-Claude : - Pas bien ?
Marie-Ange : - Si, si, ça va.
Jean-Claude : - Mais pourquoi t'es toujours comme ça, là ?
Marie-Ange : - Comment que j'suis ?
Jean-Claude : - Ben, j'sais pas, moi. Immobile, sans passion.
Pierrot : - Tu vois pas qu'elle s'en fout de ton baratin ? C'est moi qu'elle préfère.
Jean-Claude : - Eh ben, mon vieux, vas-y, je te la laisse... Si t'arrive à la faire godiller, je te paye un litre.
[...]
Jean-Claude : - Elle ferme les yeux ?
Pierrot : - Non.
Jean-Claude : - Elle s'mord les lèvres ?
Pierrot : - Non.
Jean-Claude : - Elle transpire sous les bras ?
Pierrot : - Non non.
Jean-Claude : - Oh merde, moi j'raccroche. J'vois pas pourquoi j'm'userais l'chibre. Tiens, tu veux que je te dise ? C'est un trou avec du poil autour et puis c'est tout. Rien qu'un boyau insensible. Non mais r'garde-moi cette espèce de, de... Tiens, on dirait une opérée sur le billard. On pourrait aller boire un canon au bistrot du coin, on la retrouverait dans la même position en rentrant. Bon, hey, tu peux t'remettre sur le dos. Finit, la nique.
Pierrot : - La pudeur, tu connais ?
Jean-Claude : - Penses-tu ! Elle s'en fout comme de ses premières garnitures... Excuse-nous, Marie-Ange, on n'est pas très fleur bleue, mais... tu prends jamais ton pied ?
Marie-Ange : - J'sais pas. Ça me dérange pas. Elles font comment les autres filles ?
Pierrot : - Elles vivent.
Jean-Claude : - Elles s'débattent, elles font du bruit, elles remercient avec les yeux.
Pierrot : - Et les yeux, faut qu'ils soient hagards. Faut qu'on voie le blanc.

Jean-Claude : - Écoutez, les greluches. Il est 11 heures. On va pas paumer notre soirée à faire les guignols avec des boules au bout des bras. Comme de toute façon ça va se terminer à l'horizontale, autant y aller tout de suite.
[...]
Jean-Claude : - Des boudins dans votre genre, on commence à en avoir plein l'cul. Vous comprenez, des boudins, vous savez c'que c'est, des boudins. Quelque chose de mou, de très mou et qui réagit jamais.
[...]
Jean-Claude : - Faut pas s'gaspiller, la vie est trop courte. Finies, les shampooineuses !

Jean-Claude, à propos des prisons de femmes : - Un réservoir, vieux. Une chasse gardée. Trois cent femmes, ça te dit quelque chose ? Et elles en veulent, les salopes. Tu les touches à peine, Paf ! Elles te pètent à la gueule... Tu mets le doigt dedans, hou la la ! Ça brûle.
Pierrot : - Trois cent femmes, tu déconnes ?

Jean-Claude : - Doucement. Faut manger doucement.
Jeanne Pirolle : - Oui, vous avez raison.
[...]
Jeanne Pirolle : - Ça vous dirait de coucher avec une vieille ?
Jean-Claude : - Oui. Mais je vois pas de vieille ici.

Jeanne Pirolle : - Au revoir madame. Merci beaucoup.
La patronne : - C'est moi qui vous remercie.
Jeanne Pirolle : - Ah non non non, non non, non c'est... Je tiens beaucoup à vous remercier. Ça m'a fait très plaisir de déjeuner chez vous, vraiment. D'autant plus que je sors de prison, vous voyez. J'ai passé dix ans dans une cellule humide et froide et ça fait plusieurs années que mes règles ont disparu. Plus de sang, c'est fini. Alors, au début, ça commençait par des retards, on m'a emmenée à l'infirmerie, on m'a donné de l'aspirine. Et puis les retards sont devenus de plus en plus longs, voyez, quinze jours, trois semaines, un mois. Alors petit à petit, on oublie, et à force d'oublier, ça s'en va complètement.
La patronne : - Pourquoi vous me dites tout ça à moi ? J'y suis pour rien.
Jeanne Pirolle : - Oh parce que je voudrais que vous compreniez la chance que vous avez de saigner tous les mois régulièrement. Même si ça vous met un peu de mauvaise humeur. Tout ça, c'est pas grave, la mauvaise humeur, la nervosité, les ovaire douloureux, c'est rien, tout ça, c'est non, c'est rien. Non tout ça c'est pas grave. Ce qui est grave, c'est de plus saigner, vous comprenez. Au revoir madame.

Pierrot : - Bon, bah, elle s'appelle Marie-Ange. C'est notre fille à tous les deux. Et maintenant à tous les trois, elle est prévenue, elle est d'accord. C'est pas une déesse, mais au lit, y'en a des plus mauvaises. Y'a un seul emmerdement, autant que tu sois prévenu tout de suite, c'est qu'elle prend jamais son pied. Alors si tu la sens un peu inerte et silencieuse, faut pas te biler, c'est sa nature. Nous, ça fait des semaines qu'on essaye de la réveiller, c'est le bide. Toujours le bide.

Jean-Claude : - C'est pas pour dire, mais la première cigarette de la journée, c'est la meilleure. Ah oui, ça vous remet la bouche en forme.


Pierrot : - C'est pas mauvais, cette petite potée.
Jean-Claude : - Oui. Pas de quoi écrire une thèse.
Pierrot : - Il t'intéresse notre flingue ?
Jacques : - Oui.
Pierrot : - Pourquoi ?
Jacques : - Parce que c'est un instrument de travail.
[...]
Marie-Ange : - J't'avais bien dit qu'ils se dégonfleraient.
Jean-Claude : - On y va.

Marie-Ange : - Pourquoi il a fait ça, ce con ?
Jean-Claude : - À mon avis, faut pas chercher à comprendre. Les gens qui sortent de tôle, il doit leur rester une case en moins.

Marie-Ange : - Si on sait pas où on va, on pourrait peut-être s'arrêter un petit moment. On arrivera toujours assez tôt.

Jacqueline : - Mais on s'en fout, de ta DS. Une bagnole, c'est une bagnole, quelle importance.


Pierrot : - Et maintenant ? Où on va, maintenant ?
Jean-Claude : - J'en sais rien. Tu nous emmerdes.
Pierrot : - N'empêche que j'aimerais bien savoir où on va, comme ça. Simple curiosité.
Marie-Ange : - Mais il t'a dit qu'il en savait rien, et que tu l'emmerdais. Alors...
Jean-Claude : - Te fais pas de souci, vieux. Dans la vie tout s'arrange. Y'a jamais de vraies raisons de se biler. Ils peuvent pas nous faire un trou au cul, on en a déjà un.

Jean-Claude : - On n'est pas bien là ?
Pierrot : - Si.
Jean-Claude : - Paisible ? À la fraîche ? Décontracté du gland ? Et on bandera quand on aura envie de bander !

mercredi 15 juillet 2015

Jacques Thébault, la voix de Steve McQueen !



     C'est une nouvelle bien triste qui tombe ce soir : Jacques Thébault est décédé à Saint Arnoult en Normandie, ce mercredi 15 juillet 2015, des suites d'une embolie pulmonaire.

     Né en 1924, Jacques Thébault restera à jamais la légendaire voix française de Steve McQueen dans la plupart de ses films : Bullit, La Tour Infernale (premier doublage), Nevada Smith, Le Guet-apens, Le Chasseur, etc.

Un palmarès impressionnant
     Jacques Thébault a à son actif un palmarès impressionnant : il est la voix de Robert Conrad (Les Mystères de l'Ouest...), Patrick McGoohan (Destination Danger, Le Prisonnier, L’Évadé d'Alcatraz...), Bill Cosby (Cosby Show), Jeremy Brett (Sherlock Holmes), Humphrey Bogart (Casablanca), Christopher Lee (Les Trois Mousquetaires, L'Homme au pistolet d'or), Paul Newman (Le Gaucher), John Cassavetes (Les Douze Salopards), Elvis Presley (Le Shérif de ces dames), Alec Guinness (Le Docteur Jivago), Lucky Luke (dans la série de 1984 à 1991), Terence Hill (Dieu pardonne... moi pas !), et plein d'autres... Il était également une voix régulière de divers personnages de la série Columbo.

     Il a également été acteur de théâtre et de cinéma, avec un petit rôle auprès de Darry Cowl dans Le triporteur.

lundi 6 juillet 2015

Ces acteurs qui ont refusé un rôle ! (Partie 1)

     Quand on est acteur, le métier est avant tout fait de choix personnels. On accepte ou refuse des rôles, selon son état d'esprit, de santé, ou selon la manière dont on perçoit le film.

     Voici donc une petite liste d'acteurs qui ont refusé des films qui auraient parfois propulsé leurs carrières.


Avatar, de James Cameron (2009)
     Initialement, Matt Damon devait incarner Jake Sully, le personnage principal du succès de James Cameron. Mais Damon a été contraint de dire non pour des raisons de planning trop serré.

     On ne sait pas si Matt Damon regrette aujourd'hui de ne pas avoir participé au plus grand succès commercial de l'histoire du cinéma. Mais en tous les cas, c'est Sam Worthington qui doit être content d'avoir récupéré le rôle, et ainsi réussir à se faire une place à Hollywood.




Les Aventuriers de l'arche perdue, de Steven Spielberg (1981)
      Steven Spielberg avait offert le rôle d'Indiana Jones à Tom Selleck. Mais celui-ci étant déjà engagé dans la série Magnum qu'il refusait de quitter, il refusa l'offre de Steven Spielberg. Pour le coup, c'est ce qui s'appelle refuser un rôle en or. Finalement, c'est Harrison Ford qui jouera le rôle du célèbre aventurier, et c'est tant mieux puisqu'il assurera ce rôle à la perfection.

     Pour l'anecdote, le chanteur Jacques Dutronc aurait pu figurer au casting du film, dans le rôle de René Belloq, l'ennemi juré d'Indiana Jones. Malheureusement pour lui, Dutronc ne parlait pas un mot d'anglais et vit le rôle lui passer sous le nez.

     Pour le rôle de Sallah, le choix de Spielberg s'était porté sur l'acteur Danny DeVito. Ils étaient d'ailleurs tous les deux très enthousiastes et étaient tombés d'accord sur leur collaboration. Cependant, l'engagement de DeVito sur une série télévisée l'empêcha de participer au projet, et c'est finalement John Rhys-Davies qui obtiendra le rôle.


Batman, de Tim Burton (1989)
     Initialement, ce devait être l'actrice Sean Young qui devait interpréter le rôle de Vicky Vale. Cependant, suite à une chute à cheval et un bras cassé pendant des répétitions, elle fut remplacée par Kim Basinger.

     Mel Gibson, quant à lui, refusa d'interpréter Bruce Wayne / Batman, car il pensait que le film ne marcherait pas. C'est donc au final Michael Keaton qui joua ce rôle, avec le succès que l'on connait.

     Notons aussi que le personnage de Robin était initialement présent dans le film, avec Kiefer Sutherland pour l'incarner. Mais quand il refusa la proposition, les scénaristes décidèrent finalement de supprimer le personnage du scénario. Quant au Joker, plusieurs candidats potentiels étaient pressentis : Tim Curry (qui jouera l'année suivante dans Ça), David Bowie et Willem Dafoe. Finalement, c'est le talentueux Jack Nicholson qui emporta le gros lot.


Batman Forever, de Joel Schumacher (1995)
    Mel Gibson, encore lui, refusera le rôle de Harvey Dent / Double-face dans le troisième opus de la saga Batman, débutée par Tim Burton. Tommy Lee Jones, lui, l'acceptera volontiers. Était-ce une bonne idée dans sa carrière ? Ceci est une autre histoire...






Le cercle des poètes disparus, de Peter Weir (1989)

     C'est Liam Neeson qui devait dans un premier temps incarner le professeur Keating dans Le cercle des poètes disparus, au moment où la réalisation avait été confiée à Jeff Kanew.
     Mais dès que ce projet est passé dans les mains de Peter Weir, c'est finalement à Robin Williams que fut confié le rôle.





Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, de Jean-Pierre Jeunet (2001)
     Lorsque Jean-Pierre Jeunet a écrit Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, il ne pensait qu'à l'actrice anglaise Emily Watson, qui était d'ailleurs très intéressée. Cependant, elle déclina la proposition à quelques mois du début du tournage, pensant que son niveau de français n'était pas assez bon pour le film. Ce refus lui permettait surtout de participer à Gosford Park de Robert Altman, sur lequel elle était déjà engagée.

     Cela laissera ainsi l'opportunité à la belle Audrey Tautou, dont la carrière décollera grâce à ce petit bijou de poésie.


Forrest Gump, de Robert Zemeckis (1994)
     Le rôle de Forrest Gump a été proposé à John Travolta qui déclina l'offre, ce qui fût le plus gros regret de sa carrière. Il est évident que jouer Forrest Gump aurait donné une autre dimension à Travolta qui a dû se cantonner depuis à des rôles d'homme à poigne. Il est vrai qu'on l'imagine plus dans son rôle de Vincent Vega dans Pulp Fiction que dans le rôle de Forrest.
     N'ayant pas cru au succès du film, il ne s'est pas montré très inspiré puisque le film remportera 6 Oscars et un énorme succès. Travolta déclarera par la suite : "Décliner le rôle de Forrest Gump a été une grande erreur". 


Inglourious Basterds, de Quentin Tarantino (2009)
      Le rôle du lieutenant britannique Archie Hicox devait être joué par Simon Pegg. Mais en raison d'un emploi du temps surchargé, notamment par sa participation à l'adaptation des aventures de Tintin par Steven Spielberg, il sera remplacé par Michael Fassbender.

     Quentin Tarantino approche sans succès l'actrice Nastassja Kinski pour le rôle de Bridget Von Hammersmark, allant même jusqu'à se déplacer en Allemagne pour la rencontrer. Il engage finalement Diane Kruger pour tenir ce rôle.

     Selon certaines rumeurs, Jean Reno aurait refusé le rôle du paysan français au début du film. En effet, il jugeait le rôle trop caricatural et peu valorisant. Cela a permis à Denis Ménochet de se faire connaitre.


Matrix (trilogie), de Larry et Andy Wachowski (1999 à 2003)
     Le rôle de l'Agent Smith a été proposé à l'acteur français Jean Reno, qui l'a décliné pour tourner le film Godzilla. Et c'est Hugo Weaving qui reprendra finalement le rôle. Will Smith a été envisagé pour incarner Néo, mais il a refusé le rôle pour tourner le film Wild Wild West.


Men in Black, de Barry Sonnenfeld (1997)
     Nous aurions pu avoir deux rôles principaux totalement différents. En effet, c'est David Schwimmer (Ross, dans Friends) qui devait jouer l'agent J. Mais il préféra se consacrer au tournage de Le Porteur de Cercueil, laissant le champ libre à Will Smith.

     Quant à Clint Eastwood, qui devait jouer l'agent K, il privilégia le tournage de Pleins Pouvoirs. Et c'est finalement Tommy Lee Jones qui aura le rôle.


Piège de cristal, de John McTiernan (1988)
     C'est Richard Gere qui devait initialement jouer le rôle de John McClane, le flic au mauvais endroit au mauvais moment. Jugeant qu'il était risqué pour sa carrière de s'aventurer dans un film d'action, il refusa le rôle. Sylvester Stallone, également contacté, n'avait pas envie de jouer ce rôle. Et Bruce Willis, connu pour son rôle dans la série Clair de Lune, récupéra le rôle qui fera éternellement de lui John McClane. Quand on y repense, c'est certainement mieux comme ça.


Pretty Woman, de Garry Marshall (1990)
     Julia Roberts, à l'époque peu connue, était le dernier choix pour incarner Vivian, le rôle a été refusé par plusieurs actrices parmi lesquelles Molly Ringwald, Michelle Pfeiffer, Valeria Golino et Darryl Hannah qui jugea le rôle dégradant pour l'image de la femme. Le refus de toutes ces actrices fera le bonheur (et la notoriété) de la jolie Julia Roberts.
     Quant au rôle de Edward Lewis, il avait d'abord été proposé à Al Pacino qui le refusa. Et c'est Richard Gere qui acceptera de le jouer.






Pulp Fiction, de Quentin Tarantino (1994)
     Quentin Tarantino avait fait appel à Sylvester Stallone pour incarner le boxeur Butch Coolidge, mais celui-ci refusa. Matt Dillon a également été un temps pressenti. C'est finalement Bruce Willis qui aura le rôle.

     Tarantino veut également attribuer le rôle de Vincent Vega à Michael Madsen, qui a déjà interprété Vic Vega dans Reservoir Dogs, mais celui-ci préfère jouer dans Wyatt Earp, un choix qu'il regrettera par la suite. Daniel Day-Lewis est alors approché par Harvey Weinstein pour jouer le rôle, mais Tarantino lui préfère John Travolta et persuade l'acteur d'accepter le rôle.


      Pour le rôle de Mia Wallace, Miramax Films souhaite engager Holly Hunter ou Meg Ryan, mais Tarantino insiste pour avoir Uma Thurman dès sa première rencontre avec l'actrice.







Seven, de David Fincher (1995)
     Jugeant le script de Seven beaucoup trop sombre, Denzel Washington refusa d'incarner le rôle du détective David Mills. Bien mal lui en a pris puisque Brad Pitt récupéra le rôle et nouera par la même occasion une grande amitié avec David Fincher.


Le Silence des agneaux, de Jonathan Demme (1991)
     Jonathan Demme voyait bien Jeremy Irons dans le rôle d'Hannibal Lecter et Michelle Pfeiffer dans le rôle de Clarice Starling. Les deux acteurs jugeant le script trop sombre et trop violent à leur goût, ils refusèrent les rôles. Jack Nicholson refusa également le rôle d'Hannibal Lecter.

     Les rôles revinrent finalement à Anthony Hopkins et Jodie Foster qui livrèrent d'excellentes performances d'acteurs.


Titanic, de James Cameron (1998)
     Matthew McConaughey fut envisagé pour jouer le rôle de Jack Dawson, mais James Cameron le jugeait un peu trop vieux pour le rôle. Il fit donc appel à Billy Crudup (qui fit même partie de la sélection finale), mais celui-ci trouvant le rôle trop niais, il refusa de se rendre au casting.

     On connaît la suite de l'histoire pour Leonardo DiCaprio... et beaucoup moins celle de Billy Crudup.

vendredi 19 juin 2015

Guy Piérauld, la voix de Bugs Bunny, s'est éteint.



     Vous avez certainement déjà entendu sa voix : le comédien Guy Piérauld est décédé mardi 16 juin 2015, à l'âge de 90 ans. Voix française du lapin Bugs Bunny pendant près de quarante ans, mais aussi de Woody Woodpecker, Kiri le clown, le Lapin Blanc dans Alice au pays des merveilles, ou encore Dupont dans le long-métrage Tintin et le Lac aux requins.

     Il doublait aussi des acteurs et fut la voix de Red Buttons dans la série Max La Menace. Il menait en parallèle une carrière d'acteur et joua pour Alain Resnais, François Truffaut, Édouard Molinaro, Yves Robert, Philippe de Broca...
     De 1992 à 1994, il était aussi Monsieur Albert dans la série de TF1 Le miel et les abeilles.

     Il débuta sa carrière de comédien à l'âge de 14 ans, lorsqu'il joue à l'école Louis XI, dans une pièce de Théodore de Banville, Gringoire, mise en scène par son instituteur. Il enchaîne alors les spectacles scolaires, tout en travaillant en parallèle aux usines Berliet puis dans une pharmacie. A 16 ans, en 1941, il est engagé par un metteur en scène parisien venu à Lyon faire passer des auditions. Guy part alors en tournée en province et au Maghreb pour jouer Colin dans George Dandin de Molière.

     C'est à 17 ans, alors qu'il doit se forcer à parler de façon enrouée lors d'une scène, qu'il se lèse une corde vocale, ce qui lui donnera son timbre de voix si particulier et unique.

     C'est bien plus tard que Roger Carel (la voix de Alf, Astérix, Benny Hill...) le poussera à apprendre l'art du doublage, avec son rôle majeur de voix de Woody Woodpecker et Bugs Bunny.

     Lorsque la Warner prend la décision totalement conne (oui, il faut appeler un chat, un chat !) de redoubler les Looney Tunes par d'autres comédiens de doublage, Guy Piérauld en est forcément très affecté.
 


mercredi 17 juin 2015

Jean Rochefort met fin à sa carrière au cinéma et au théâtre.


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L'acteur français de 85 ans a finalement démenti qu'il avait pris la décision d'interrompre sa carrière au cinéma.

Il explique à BFMTV qu'il s'est moqué du journaliste : « Il y avait un vilain monsieur qui m'a posé la question [de savoir si ce serait son dernier film] et je lui ai répondu croyant avoir de l'humour, "mais bien sûr". » Au passage, Mathieu Charrier, le journaliste d'Europe 1 appréciera de se voir qualifier par Jean Rochefort d'« espèce d'espion atroce et tout petit ». La journaliste de BFMTV lui demande donc de confirmer : « Si un bon film se présente à vous, vous y allez ? Réponse de l'intéressé : « Oui, et de plus en plus le mot utile m'obsède. Que ce soit utile. »
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     En février 2013, alors qu’il faisait la promotion de L’Artiste et son modèle, il avait déjà affirmé : « J’ai déjà décidé de ne plus jouer au théâtre. A moins que je tombe sur un projet de film qui me bouleverse, j’arrêterai aussi le cinéma. Et je serai très heureux que ce soit avec ce film-là. » Quelques jours, plus tard, il nuançait ses propos sur France Inter, déclarant qu’il était lassé de recevoir de mauvais scénarios.

     Mais cette fois-ci, Jean Rochefort semble décidé à définitivement se retirer du cinéma. Il a d'ailleurs déclaré à Europe 1, avec son humour habituel : « Je vais épargner le public maintenant, je ne veux pas faire de film d’épouvante, donc, il vaut mieux s’arrêter ». Il a également précisé qu'il ne veut pas « jouer un vieux pépé dans un coin, agitant ses mains près de la cheminée ». Le comédien a également mit fin à sa carrière au théâtre.




     « Je croyais que ce serait le dernier et j'ai recommencé », a-t-il expliqué au micro d'Europe 1. Jean Rochefort sera en effet à l'affiche de Floride, un film de Philippe Le Guay, avec Sandrine Kiberlain et Laurent Lucas, qui sortira le 12 août 2015. Il y joue le rôle d'un homme qui a des oublis et des accès de confusion qu'il refuse pourtant de reconnaître. Sur un coup de tête, il décide de s'envoler pour les États-Unis.

      Jean Rochefort, qui a reçu en 1999 un César d'honneur pour l'ensemble de la carrière, se voit désormais "écrire", puisqu'il est arrivé que "quelques éditeurs" acceptent déjà de publier ses œuvres. En octobre 2013, l'acteur du Grand blond avec une chaussure noire avait publié Ce genre de choses chez Stock.

jeudi 28 mai 2015

Arnold Schwarzenegger va reprendre son rôle de Conan le Barbare.


     Arnold Schwarzenegger s’apprête à reprendre le glaive de Conan. En effet, 33 ans après le mythique Conan le Barbare de John Milius, et Conan le Destructeur en 1984, Schwarzy a accepté de continuer dans un nouvel opus, sobrement intitulé Legend of Conan (La Légende de Conan), prévue pour 2016. Ce nouvel opus sera la suite directe du premier long métrage, qui avait propulsé la carrière de l'acteur autrichien en 1982. Il constituera bien une suite et non un remake, qui fera honneur au premier volet quant à sa brutalité. "Le film original se terminait avec Arnold sur le trône, en grand guerrier. C'est la trame que nous avons choisie pour le film", annonçait d'ailleurs Fredrik Malmberg en octobre 2012.

     A 67 ans, Arnold Schwarzenegger incarnera ainsi un Conan beaucoup plus âgé. « Quand on le retrouve, il a été voleur, guerrier, pirate, roi, légende... Et maintenant c’est un homme d’un certain âge », a lâché Chris Morgan, le producteur et co-scénariste. Si aucun réalisateur n'a pour l'instant été rattaché au projet, Chris Morgan a affirmé que trois autres acteurs feraient leur grand retour dans le cadre des aventures du fameux barbare sans pour autant nous en dire davantage.


     « Conan ne va pas partir en campagne pour se battre mais il va finir par se faire entrainer dans quelque chose qui va l'amener à retrouver le guerrier qu'il était dans sa jeunesse. J'aime le fait que Conan ait eu de multiples vies, celle de pirate, de grand tacticien ou encore de commandant. Dans ce film, nous allons faire appel à quelques-unes de ces « vies », « vies » que vous n'avez pas vu sur le grand écran ». 
     Puis il nous révèle : « Je veux ce guerrier un peu engourdi, qui doit faire craquer son cartilage pour se saisir à nouveau d'une épée. Je veux ce type qui n'a pas forcément perdu la main mais qui est un peu rouillé et qui doit juste un peu huiler le machine à nouveau. Je veux me servir de ça. C'est ce qui fait les meilleures histoires de héros ».
     « Conan a besoin d'être challenger. Le plus grand des challenges pour lui n'est pas les armées qui peuvent lui faire face. Mais sa capacité à douter, son léger ralentissement qui va l'obliger à se conduire de façon héroïque au-delà de ce que les gens attendent de lui. Ce que je ne veux pas c'est qu'il revienne et qu'il soit exactement le même. Ça gâcherait notre histoire »

     Quoi qu'il en soit, la production du film devrait débuter à l'automne 2015, lorsque Schwarzenegger en aura fini avec Terminator.

mercredi 27 mai 2015

Le projet de remake de Ça a du plomb dans l'aile !




*****Mise à jour du 24 février 2016*************
     Cet article est désormais obsolète. Afin d'avoir les dernières informations sur le remake de Ca, je vous invite à consulter l'article à jour sur le sujet : http://lenouveaucinephile.blogspot.fr/2016/02/le-remake-de-ca-de-nouveau-sur-les-rails.html.
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     Un remake de Ça, de Stephen King était prévu. Seulement, après plusieurs années de préparations, de recherche d'acteurs, d'écritures du scénario, il semble malheureusement que le remake a du plomb dans l'aile. Nous avions le réalisateur, Cary Fukunaga, l'interprète du clown Grippe-sou, Will Poulter. Tout semblait aller, et puis... tout vient de s'écrouler...

Cary Fukunaga abandonne finalement...
     Selon The Wrap, Cary Fukunaga vient de laisser tomber le projet, officiellement pour cause de "divergences artistiques avec le studio". En réalité, il s'agit surtout une affaire de moyens financiers. Le film devait être produit initialement par Warner Bros, mais celle-ci a préférer la confier à sa filiale New Line. Cependant, New Line a beaucoup moins de moyens financiers, et est donc beaucoup moins encline aux largesses budgétaires.

Des restrictions budgétaires lourdes de conséquences.
     Comme vu précédemment, Cary Fukunaga voulait réaliser une adaptation en deux films. 
Le premier film devait montrer le passage à l'âge adulte des enfants du club ayant survécu à Grippe-sou. Le second film devait montrer le groupe de nos jours, soit vingt-sept ans plus tard, lorsque qu'ils se réunissent pour tenter de combattre le clown maléfique.

Deux parties ? trop coûteux, selon le studio...
     Cependant, le studio a son mot à dire sur tout ce qui compose le film, et surtout les décisions prises pour la création, dans la mesure où c'est le studio qui tient les cordons de la bourse. Ici, New Line ne souhaitait pas dépasser la barre des 30 millions de dollars de budget. Or, cela aurait sûrement largement entamé le budget de réaliser deux parties. Fukunaga, grand fan de Stephen King, ne voulait pas compromettre sa vision artistique pour des raisons bassement budgétaires (surtout sur un diptyque qui de grandes chances de bien marcher).


Acteur moins cher !
     Fukunaga souhaitait voir Ben Mendelsohn (Exodus, Lost River, The Dark Knight Rises) interpréter le rôle du clown Grippe-sou. Mais le studio a demandé à l’acteur (prochainement dans Star Wars : The Rogue, de rogner sur son salaire. Refus catégorique de l'acteur et entrée de Will Poulter, plus jeune et sans doute moins cher que Mendelsohn.

Lieu de tournage plus accessible.
     Cary Fukunaga souhaitait tourner à New York, l’une des villes les plus chères en matière de tournage. Là encore, refus de la production.

     Cette accumulation de coupes budgétaires aura eu raison de la patience de Cary Fukunaga, et certainement de cette adaptation du roman de Stephen King, dont le tournage devait commencer en juin 2015.

     La sortie du film a été repoussée à une date indéterminée, ce qui veut dire, dans le jargon d'Hollywood, que le projet est mort-né du moins tel qu’il était prévu par Fukunaga.

     Stephen King n’a pas manqué de réagir sur Twitter :
« Le remake de Ça est peut-être mort – ou mort-vivant -, mais nous aurons toujours Tim Curry (l’acteur interprétant Grippe-sou dans le téléfilm de 1990, ndlr). Il flotte toujours dans les égouts de Derry ».


*****Mise à jour du 24 février 2016*************
     Cet article est désormais obsolète. Afin d'avoir les dernières informations sur le remake de Ca, je vous invite à consulter l'article à jour sur le sujet : http://lenouveaucinephile.blogspot.fr/2016/02/le-remake-de-ca-de-nouveau-sur-les-rails.html.
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dimanche 17 mai 2015

Les Visiteurs 3 : affiche, premières images et date de sortie. [Mise à jour : 10 février 2016]


     En 2016, cela fera 23 ans que Les Visiteurs ont débarqués sur les écrans. Et nous savons depuis fin 2013 qu'un troisième épisode est prévu. Ce troisième opus s'intitulera La Terreur et se passera, comme son nom l'indique, durant la Révolution Française.

     Le tournage a débuté en mai 2015, mais la production livrait déjà de premières images.


Distribution
     Christian Clavier reprend bien évidemment son rôle de Jacquouille la Fripouille, mais également celui de son descendant Jacquouillet, l'accusateur public. Jean Reno reprend également son rôle de Godefroy de Montmirail.
     Franck Dubosc sera Gonzague de Montmirail, député de la Convention et descendant de Godefroy. Marie-Anne Chazel ne jouera pas Dame Ginette, mais Prune, concierge de Gonzague, sans-culotte et fervente admiratrice de Robespierre.

Nous trouverons également :
- Karin Viard : Adélaïde de Montmirail, belle-mère de Gonzague
- Sylvie Testud : Charlotte de Robespierre, compagne de Jacquouillet et sœur de Maximilien
- Stéphanie Crayencour : Victoire-Églantine de Montmirail, sœur de Gonzague voulant rejoindre les chouans
- Ary Abittan : le marquis de Cheneviette, l'époux de Victoire-Églantine
- Pascal Nzonzi : Philibert, compagnon haïtien de Prune, garde national
- Alex Lutz : Robert de Montmirail, frère de Gonzague, déchu car son frère a le droit d'aînesse
- Frédérique Bel : Flore, actrice et maîtresse de Gonzague
- Nicolas Vaude : Maximilien de Robespierre
- Christian Hecq : Jean-Paul Marat
- Lorànt Deutsch : un proche de Robespierre

     Les Visiteurs 3 : La Terreur sortira en salles le 6 avril 2016.

mercredi 13 mai 2015

Les voitures du Festival de Cannes.

Le nouveau Renault Espace, voiture du Festival de Cannes 2015.

     Créé en 1939, Le Festival de Cannes est devenu une institution mondiale, le premier marché du film au monde avec plus de 10 000 participants venus de 92 pays, 5000 films proposés, dont 1500 projetés. Cet événement bénéficie d’une médiatisation hors du commun, devançant même les Jeux Olympiques !
La Renault 30.

     Cette année, le constructeur Renault fêtera ses 32 ans de partenariat avec le Festival de Cannes. Ainsi, le constructeur au losange sera une nouvelle fois le transporteur automobile officiel de la 68ème édition du Festival de Cannes. L'occasion de faire une petite rétrospective de cette aventure qui a débuté en 1983.

La Renault 25
     1983 : Pour la première fois, une quinzaine de Renault 30 sont mises à la disposition des vedettes afin de les escorter jusqu’aux marches du Palais. C’est une vraie révolution, car il n’était pas surprenant de rencontrer auparavant des stars qui se rendaient au Palais à pied.

     Puis c'est la Renault 25 qui succédera à la Renault 30 pour transporter les stars.

     En 1992, Renault profite du Festival de Cannes pour révéler sa Safrane, dont 45 exemplaires composent la flotte officielle Festival en remplacement des Renault 25. L'année suivante, le constructeur réalise même une série spéciale "Palme d'Or".
 
Steven Soderbergh et la Renault Safrane "Palme d'Or" (1993)
     En 2011, la Renault Latitude remplace la  Vel Satis en tant que véhicule officiel pour accompagner l'Espace. Une attention toute particulière est exigée par les organisateurs concernant l’accueil à bord des véhicules. Aussi, leur préparation minutieuse nécessite plus de deux semaines de travail. Alors seulement la mention « partenaire officiel du Festival de Cannes » est portée sur ces véhicules, équipés des porte-drapeaux spécifiques de l’événement.

     A partir de 2012, Renault a introduit quelques véhicules électriques avec la berline Fluence Z.E.

Renault Vel Satis
     Pour l'édition 2015, plus de 200 véhicules transportent les acteurs jusqu'au pied des marches du Palais des Festivals. C'est l'occasion pour le constructeur de remplacer les Latitude en étrennant le nouvel Espace.
     En plus des 200 Espace en finition Initiale Paris et en livrée Noir Améthyste, Renault emmène à Cannes une flotte dite « image » composée de 6 Captur, 4 Twingo et 15 Twizy. Ces modèles clairement identifiés seront essentiellement disponibles pour les essais destinés au grand public.

     Les 200 chauffeurs sont chargés d'accueillir les acteurs à l'aéroport, les déposer à leurs chambres d’hôtel, puis les amener jusqu'aux marches du Grand Palais du Festival. Bien sûr, ce n'est qu'un prêt de Renault, qui revendra ensuite les voitures utilisées dans ses concessions.

     Pour l'édition 2016, c'est la Renault Talisman qui fera office de voiture officielle du Festival.
Renault Latitude










La Renault Talisman de l'édition 2016.
George Clooney sortant d'une Vel Satis.
Ben Stiller quittant une Latitude.
Le Renault Espace de l'édition 2015 du Festival.