mercredi 26 septembre 2012

Test du Blu-ray de Titanic

     On ne présente plus ce film désormais culte, aux presque 21 millions d'entrées en salle en France, sans compter les entrées de la version 3D ressortie en avril 2012. Et c'est sans doute grâce à cette ressortie en 3D que nous avons maintenant droit à un Blu-ray d'une telle qualité technique. En effet, lorsque l'on demandait à James Cameron quand est-ce qu'il sortirait une version haute-définition, il répondait qu'il n'était pas satisfait du master utilisé pour le DVD (et qui en effet était très très moyen...). Lorsque vint l'idée de convertir Titanic en 3D, Cameron et ses équipes se lancèrent dans une restauration de l’œuvre d'après le scan en vidéo Ultra Haute Définition (4K, soit quatre fois la résolution du Blu-ray). C'est à partir de ce master 4K restauré qu'a été conçu le Blu-ray. Il s'agit d'un coffret de 2 Blu-ray : le film + les bonus (6 heures, dont 1 h 30 de bonus récents captés en HD). 


Images : 
     On se rend compte de l'immense travail de restauration quand on commence à constater les défauts liés aux tournages sur fond vert, ainsi que certaines images numériques qui ne sont pas vraiment fluides, ni pleinement raccords avec celles captées via la pellicule. Par exemple, les vues aériennes du paquebot recréées en numérique avec leurs personnages qui marchent de façon un peu syncopée sont ici plutôt faillibles, tout en restant magnifique. Eh oui, l'image de ce Blu-ray est tout simplement magnifique !
 
     Le plus compliqué a sûrement été de faire passer les détails des intérieurs des cabines de luxe, avec ses fleurs, boiseries, broderies et dorures de cheminée. Nous craignions le résultats, et finalement, tout est extrêmement bien restitué, la chaleur des pièces est bien là, et le grain de la pellicule donne une touche "époque victorienne" à l'ensemble. On perçois également le contraste technique entre les scènes qui se passent dans le paquebot avant qu'il ne coule, et celles sur le Keldych, le navire de recherche. Dans les scènes sur le paquebot, le spectateur est comme bien au chaud au coin du feu, dans un univers de début de siècle (les couleurs sont chaudes, l'image est feutrée, le grain parfois vif, et les visages magnifiés et fardés). Dans les scènes sur le navire de recherche, on a une image très définie, qui détaille si bien la barbe de Bill Paxton ou les rides de la Rose centenaire (Gloria Stewart). Ce parti pris du réalisateur permet de bien différencier les époques, et de donner une atmosphère particulière à chaque époque.


     Lorsque le paquebot heurte l'iceberg, la définition est telle que l'on peut apercevoir les gouttes de sueur perler et les iris des yeux qui trahissent la frayeur de l'équipage. La chute des corps alors que la bateau à la poupe en l'air est également impressionnante de définition et de contraste.
Sans hésitation, carton plein pour cette fabuleuse image : 10/10 !

Son :
     En version originale, nous avons droit ici à du DTS-HD Master Audio 5.1. Forcément, nous attendions beaucoup de cette bande son. Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'on est pas déçus du résultat. Tous les bruits sont retranscrits avec une grande fidélité : le son des cheminées lorsque le Titanic démarre, le bruit rauque des hélices, les sons de la salle des machines font tout pour que le caisson de basses sorte de ses gonds ! Ensuite, bien évidemment, l'ambiance feutrée des premières classes, les dialogues doux pour les oreilles. Et puis les hauts-parleurs s'emballent de nouveau : le craquement de la coque sur l'iceberg, l'eau qui s'engouffre avec un grondement de barrage qui cède, les surround s'affolent, les courses dans les coursives, ce faux calme qui laisse planer les cris d'effroi au loin. Malgré tous les moments où les basses sont si fortes, à aucun moment le son ne perds de sa précision. Une bande son quasi parfaite !


     En version française, théoriquement, cela devrait sonner moins précis que la VO, car en DTS mi-débit. Heureusement, il n'en est rien ! Même si la musique est parfois moins spatialisée, les voix sont nettes, le grave est presque aussi précis. Et finalement, la VF est presque à la hauteur du mixage en VO.
Note technique : 10/10 en VO et 9/10 en VF.

Bonus : 
- 3 commentaires audio (VOST) !
- L'excellent documentaire tourné en 2012 (HD, National Geographic) : La conclusion de James Cameron (1 h 30), c'est génial !
- Makings of à la pelle
- 29 scènes coupées
- 60 modules sur la conception de l'œuvre
- 1000 photos, dessins, esquisses
- Les effets spéciaux


Conclusion :
     Cette restauration 4K nous donne un résultat au delà de nos espérances ! Les images sont ultra définis pour l'époque "moderne", plutôt chaudes pour l'époque du Titanic. Au niveau son, la VO en DTS-HD est incroyable de qualité, et la DTS mi-débit en VF n'a finalement pas grand chose à lui envier. Bref, si vous aimez ce film, ce Blu-ray est quasi-obligatoire !
Note : 10/10 !

Caractéristiques techniques :
Titre : Titanic
Réalisateur : James Cameron
Format : 2.40
Durée du film : 3h14
Encodage des deux Blu-ray : MPEG 4
Pistes son : Anglais DTS-HD Master Audio 5.1, Français DTS 5.1.
Sous-titres : Français, Anglais.

Distribution :
Personnage  Acteur/actrice  Version française
Jack Dawson  Leonardo DiCaprio  Damien Witecka
Rose DeWitt Bukater-Dawson jeune  Kate Winslet  Anneliese Fromont
Caledon Hockley  Billy Zane  Pierre Tessier
Margaret dite « Molly » Brown  Kathy Bates  Monique Thierry
Thomas Andrews, l'architecte du Titanic  Victor Garber  Gabriel Le Doze
le commandant Edward John Smith  Bernard Hill  Georges Berthomieu
Joseph Bruce Ismay  Jonathan Hyde  Pierre Dourlens
Brock Lovett  Bill Paxton  Bruno Choël
Rose Dawson-Calvert âgée  Gloria Stuart  Lita Recio
Ruth DeWitt Bukater  Frances Fisher  Anne Rochant
Spicer Lovejoy  David Warner  Frédéric Cerdal

dimanche 16 septembre 2012

Pierre Mondy est décédé, à l'âge de 87 ans !


     Le comédien Pierre Mondy, vétéran de la comédie française au théâtre, à la télé et au cinéma, est décédé samedi 15 septembre 2012 à l’âge de 87 ans.

     Né en 1925 à Neuilly, de son vrai nom Pierre Cuq, il suit la formation du cours Simon à Paris et mène parallèlement une carrière d’acteur au cinéma et au théâtre. Il tient son premier rôle au cinéma en 1949 dans Rendez-vous de juillet, de Jacques Becker : à partir de là, il a joué dans presque cent films. Que retenir d’une carrière aussi exceptionnelle ? Les Copains (Yves Robert, 1964), Compartiment tueurs (Costa-Gavras, 1965), Vos gueules les mouettes (Robert Dhéry, 1974), il double en français Ugo Tognazzi dans La Cage aux folles (Edouard Molinaro, 1978)… Et, bien sûr, le rôle du Sergent-chef Chaudard dans la série de la Septième compagnie, réalisée par Robert Lamoureux. Mais où est donc passée la septième compagnie (1973), La Septième compagnie au clair de lune (1975) et On a retrouvé la septième compagnie (1977), trilogie quintessence du comique troupier franchouillard.
Henri Guybet, Jean Lefebvre et Pierre Mondy dans La Septième compagnie au clair de lune (1975)

Au théâtre, ce sont plus de cinquante mises en scène depuis 1951, surtout dans la comédie de boulevard (Jean Poiret, Sacha Guitry, Labiche...) ; et au cinéma, son unique réalisation au cinéma date de 1969 : Appelez-moi Mathilde adapte une pièce de Francis Veber avec Jacqueline Maillan, Guy Bedos et Michel Serrault.

     C’est à la télévision qu’il tient son rôle le plus connu : dans les 12 saisons des Cordier, juge et flic, il endosse le pardessus du commissaire Pierre Cordier, qu’il tiendra de 1992 à 2005. Avant de reprendre le rôle dans Commissaire Cordier, série dérivée dédiée à son personnage et qui connaîtra trois saisons et douze épisodes, de 2005 à 2008.

     Récemment, on l’avait vu jouer l’empereur César dans la saison 6 de Kaamelott, et il tient son dernier rôle au cinéma en 2009 dans Un homme et son chien de Francis Huster aux côtés de Jean-Paul Belmondo. 

     Atteint d'un lymphome (cancer) soigné à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, l'acteur confiait il y a deux ans : "Il faut relativiser beaucoup, chaque jour qui passe est un jour de gagné." "Revenir au théâtre, ça pourrait me tenter", ajoutait-il. Et celui qui fut Napoléon et soldat de "La 7e compagnie" concluait : "Dans ma tête, je ne suis pas à la retraite."

Dans Retour en force, en 1979.

jeudi 6 septembre 2012

Le projet de remake américain de Bienvenue chez les ch'tis abandonné !


     En 2008, alors que le film de Dany Boon cartonnait partout en France (plus de 20 millions de spectateurs en salles), Will Smith s'était montré très intéressé et avait même racheté les droits pour une éventuelle adaptation américaine.

     Le projet était déjà bien lancé, et on connaissait déjà le titre du film : Welcome to the Sticks (Bienvenue chez les ploucs). Le nom de Steve Carrell avait même été évoqué pour interpréter l'un des deux personnages principaux.

     Cependant, Dany Boon n'a pas vraiment été emballé par les différents scenarii présentées par Will Smith et a préféré récupérer les droits d'adaptation de son film.

     Le film n'aura finalement fait l'objet d'un remake qu'en Italie, Benvenuti al Sud, où il a rencontré un énorme succès et a même été à l'origine d'une suite.

Christian Marin, le Laverdure des Chevaliers du ciel, s'en est allé.


     Le comédien Christian Marin, qui avait notamment incarné Laverdure dans la série Les Chevaliers du ciel, est décédé ce 5 septembre, à l'âge de 83 ans, a annoncé sa famille. La date et le lieu des obsèques de l'acteur né à Lyon en 1929 n'ont pas encore été fixés.

Dans Le Gendarme en balade (de gauche à droite) : Michel Galabru, Louis de Funès,
Jean Lefebvre, Christian Marin, Guy Grosso, Christian Marin et Michel Modo (1970)
     Visage allongé, oreilles décollées et air ahuri, Christian Marin a marqué l'histoire de la télévision et du cinéma avec deux rôles très populaires. Aux côtés de Louis de Funès, il a été un des gendarmes de Saint-Tropez, le maréchal des logis Merlot, dans les quatre premiers épisodes de la série.

     A la télévision, de 1967 à 1969, il a été un des héros des Chevaliers du ciel, adaptation de la bande-dessinée d'Albert Uderzo et Jean-Michel Charlier. Compagnon de Michel Tanguy incarné par Jacques Santi, il était le lieutenant Ernest Laverdure, dragueur invétéré, excentrique et gaffeur, mais excellent pilote. Spécialiste des seconds rôles, notamment chez Jean Girault, Christian Marin avait tourné dans une cinquantaine de films sous la direction de Claude Autant-Lara, Costa-Gavras, Yves Robert.

     Sa principale activité était cependant le théâtre. Il a joué dans une quarantaine de pièces, tant dans le répertoire classique que dans le boulevard.

mardi 21 août 2012

Bob Hoskins, l'acteur de Roger Rabbit prend sa retraite.

Sur le même thème :  
- Qui veut la peau de Roger Rabbit ? annoncé en Blu-ray ! 
- Bob Hoskins est mort !

Bob Hoskins dans Qui veut la peau de Roger Rabbit ?
     Après 40 ans de carrière qui l'ont vu travailler avec les plus grands réalisateurs, Bob Hoskins décide d'arrêter le métier d'acteur. Le grand public se souvient particulièrement de lui dans Qui veut la peau de Roger Rabbit ? (1988) de Robert Zemeckis, Hook ou la revanche du Capitaine crochet (1991) de Steven Spielberg ou Nixon (1995) de Oliver Stone, film dans lequel il incarne J. Edgar Hoover.

     C'est son état de santé qui est la cause de cet arrêt de carrière, comme annoncé dans le communiqué : "Bob Hoskins aimerait annoncer qu'il prendra sa retraite du métier d'acteur, après qu'on lui ait diagnostiqué la maladie de Parkinson à l'automne dernier. Il souhaite remercier tous les gens talentueux avec lesquels il a travaillé depuis des années et tous ses fans qui l'ont encouragé pendant sa magnifique carrière".

     Le comédien, qui avait récemment joué dans Blanche-neige et le chasseur, veut aujourd'hui se reposer, entouré de ses proches : "Bob veut maintenant profiter de sa retraite avec sa famille et apprécierait grandement que l'on respecte sa vie privée durant ce temps". A 69 ans, Bob Hoskins mérite amplement de prendre du bon temps. Il laisse derrière lui une cinquantaine de longs-métrages en tant qu'acteur, sachant qu'il avait également réalisé deux films : The Raggedy Rawney en 1988 et Les voyageurs de l'arc-en-ciel en 1995.

Sur le même thème :  
- Qui veut la peau de Roger Rabbit ? annoncé en Blu-ray ! 
- Bob Hoskins est mort !

lundi 20 août 2012

Tony Scott, le réalisateur de Top Gun, est décédé.

     Le réalisateur et producteur britannique, Tony Scott, surtout connu pour avoir tourné Top Gun en 1986, est décédé dimanche à l'âge de 68 ans. Il a sauté d'un pont à Los Angeles (côte ouest des États-Unis).

     Selon le New York Times, il s'agirait bien d'un suicide. Une lettre d'adieu aurait été trouvée dans sa voiture, stationnée non loin du pont en question.

     On doit à Tony Scott quelques blockbusters hollywoodiens sortis dans les années '80 et '90, avec, entre autres, Top Gun qui allait révéler Tom Cruise, Le Flic de Beverly Hills 2,  Le Dernier Samaritain, Jours de Tonnerre et USS Alabama. Tony Scott est, en outre, le frère du réalisateur d'Alien, Ridley Scott.

dimanche 19 août 2012

La série Alf, l'extraterrestre, adaptée au cinéma !


     Le studio Sony Pictures a confirmé, début août 2012, l'adaptation au cinéma de la série Alf, l'extraterrestre.

     Finie la marionnette poilue de la série, Alf - de son vrai nom Gordon Shumway - sera cette fois reproduit en images de synthèse avant d'être incrusté à l'écran dans un décor vivant, à la manière d'Alvin et les Chipmunks ou les Schtroumpfs. La bonne nouvelle pour les fans de cette série des années 80, c'est que ce sont le producteur initial de la série Kenneth Kaufman, le créateur Tom Pratchette et le marionnettiste et voix originelle Paul Fusco qui portent le projet.

     Le projet est sur les rails, mais aucune date de sortie n'est pour l'instant annoncée.

     Paul Fusco expliquait dernièrement qu'il voulait que son personnage puisse un jour revenir et exploser au cinéma. "Je pense que le timing est bon", assurait-il au Hollywood Reporter. "Et le timing est très important". Il explique que si cela se faisait, "ça pourrait être un carton".

Rappel sur la série Alf :
     L'extraterrestre de la planète Melmac a fait son apparition sur le petit écran de 1986 à 1990. Débarqué, après la disparition de sa planète, dans une famille américaine moyenne, Gordon Shumway, alias Alf (pour "Alien life form", forme de vie extraterrestre), se prend d'affection pour le chef de famille, Willy Tanner, qui devient son meilleur ami. L'enjeu de sa vie sur Terre : apprendre les us et coutumes des terriens, tout en évitant de se faire attraper et de devenir l'objet d'expériences scientifiques.


     Pour le plaisir et pour conclure cet article, une petite blague de Alf :
- Alf : Quelle est la différence entre un rideau de douche et du papier toilette ?
- Willy : Mais j'en sais rien moi !
- Alf : Ah ben ça doit être propre chez toi !!!

mardi 7 août 2012

Coup de pub web pour The Expendables 2


     En attendant sa sortie en salle en France le 22 août 2012 (et le 17 août aux États-Unis et Canada), The Expendables 2 se fait un gros coup de pub sur Internet avec cette affiche mise en ligne par le studio Lionsgate et qui est dérivé du tableau La Cène, de Léonard de Vinci ! On y retrouve le casting complet du film avec notamment Sylvester Stallone à la place de Jésus, entouré de ses « 12 apôtres » Bruce Willis, Jean-Claude Van Damme, Jason Statham, Arnold Schwarzenegger, Jet Li, Randy Couture, Terry Crews, Nan Yu, Scott Adkins, Chuck Norris et Liam Hensworth. Une affiche qui ne devrait pas forcément plaire à l’Église catholique, mais qui confirme le degré de dérision du film.

mercredi 1 août 2012

Les sorties de films en Blu-ray dans les prochaines semaines ! [liste mise à jour]

     Dans les prochaines semaines,un bon nombre de films arriveront sur le marché en Blu-ray. Voici une liste non-exhaustive de ces sorties :

- Total Recall : sortie le 1er août 2012, à 14,99 €
(pour le test de ce Blu-ray, suivez ce lien).

- Les dents de la mer : sortie le 14 août 2012, à 19,99 €
(pour en savoir plus, suivez ce lien).

- Cloclo (de Florent Emilio-Siri) : sortie le 5 septembre 2012, à 24,99 €
(pour en savoir plus, suivez ce lien).

- Titanic (de James Cameron) : sortie le 14 septembre 2012, à 24,99 € (Édition 2 Blu-ray) et 29,99 € (Édition Blu-ray 3D + Blu-ray 2D) (pour le test de ce Blu-ray, suivez ce lien).

- Indiana Jones - Coffret de la quadrilogie : sortie le 19 septembre 2012, à 59,99 €
(pour en savoir plus, suivez ce lien).

- Men in black 3 : sortie le 24 septembre 2012, à 24,99 €
(pour en savoir plus, suivez ce lien).


- Terminator - Édition limitée boîtier métal : sortie le 3 octobre 2012, à 19,99 €
(pour en savoir plus, suivez ce lien).

- E.T Combo Blu-ray + DVD + copie digitale : sortie le 23 octobre 2012, à 19,99 €
(pour en savoir plus, suivez ce lien).

 - The amazing Spider-man : sortie le 5 novembre 2012, à 24,99 €

- De rouille et d'os : sortie le 7 novembre 2012, à 24,99 €
- The Dark Knight Rises - Combo Blu-Ray + DVD : sortie le 1er décembre 2012, à 29,99 €
(pour en savoir plus, suivez ce lien).

Total Recall : test du Blu-ray de l'édition Ultimate Rekall de 2012


     Comme vous le savez peut-être déjà, un remake du film Total Recall est prévu dans les salles le 15 août 2012. Et quel heureux hasard, le film original de Paul Verhoeven vient de re-sortir le 1er août 2012), dans une nouvelle édition Blu-ray+DVD+copie digitale, film qui est l'adaptation de la nouvelle Souvenirs à vendre (We Can Remember it for You Wholesale) de Philip K. Dick.

Rappel du scénario :
     En 2084, Mars est colonisée et exploitée pour le turbinium enfoui dans son sous-sol. La planète est administrée par le tyran Vilos Cohaagen (joué par Ronny Cox), qui contrôle les mines et l'approvisionnement en oxygène.

     Sur Terre, Douglas Quaid mène une vie tranquille : il a un travail, des amis et une femme, Lori. Cependant, Quaid ne se sent pas à sa place et rêve très fréquemment de Mars, se voyant explorer la colonie en scaphandre, en compagnie d'une femme brune, alors qu'il avoue lui-même ne jamais être allé sur cette planète.

     Obsédé par ce rêve récurrent, il est intéressé par les offres d'une société appelée Rekall qui propose à ses clients l'implant de souvenirs factices, mais aussi réels que de vrais souvenirs. Contre l'avis de sa femme et les avertissements de son meilleur ami Harry, il décide de se faire implanter un souvenir chez Rekall.

     Alors que Quaid est prêt à recevoir son souvenir, il est endormi afin de procéder à l'opération. Mais peu de temps après le début de l'intervention, les employés se retrouvent face à un Quaid enragé, qui leur demande de le laisser partir car sa couverture d'agent infiltré a été découverte et que d'autres agents vont venir les tuer.

     Pour le responsable de Rekall, Quaid s'est réveillé pendant l'implantation du souvenir en mémoire et est en train de rêver éveillé. Cependant, l'employée responsable de l'opération lui annonce que cela est impossible car le rêve n'a pas encore été implanté chez Quaid. Afin d'éviter tout problème, Quaid est drogué et jeté inconscient dans un robotaxi, son dossier ayant été auparavant effacé de chez Rekall.

     Après altercation avec son "ami" Harry et sa femme Lori, il décide d'aller sur Mars pour tirer cette histoire au clair.

Le test proprement dit :
     Les fans se souviennent sûrement de la première édition Blu-ray de Total Recall, parue en 2008, et compilant tout ce qu'un éditeur ne doit pas faire lors d'une réédition Blu-ray : télécinéma vieillissant, trop lumineux, étalonnées avec des choix de colorimétrie discutables. D'accord, le film est quand même de 1990, mais avec les moyens actuels, on peut obtenir beaucoup mieux. C'est vrai aussi que ce film est difficile à faire passer, même en HD. Et puis, aucun bonus sur cette édition. La réédition de 2010 était en fait la même que celle de 2008, mais dans un boitier métal, avec en bonus un making-of.

     La tâche de cette nouvelle édition 2012 était donc de faire oublier ces précédentes éditions plus ou moins moisies.

    Sur cette nouvelle édition, la pellicule (internégatif) a été restaurée via un nouveau transfert vidéo en définition 2K (2048 x 1080 pixels), le tout supervisé par le réalisateur Paul Verhoeven lui-même, qui a en même temps tourné de nouveaux bonus en HD.

Image :
     Le travail de ré-étalonnage des couleurs est absolument indéniable. Le ratio de contraste et le rendu des noirs ont également été retravaillés, ce qui n'empêche pas de voir certaines scènes comme « surexposées », fruit d'un tournage qui se serait effectué sous des néons ! Globalement, on est largement gagnants sur cette nouvelle édition. Restent bien sur les défauts de tournages irrattrapables : incrustations faillibles en HD (le bureau de Coohagan qui donne sur la mine, le train sur Mars avec ses trucages sur fond bleu bien mal détourés, etc.), éclairages des visages des acteurs plus ou moins bien fichus (ombres, etc.). Cette restauration nous montre surtout des trucages datant de 1989, avec cette sensation de voir plusieurs scènes captées en studio avec des décors en carton-pâte. Le piqué est beau et le rendu des visages est défini. On distingue les rafistolages de l'époque, le latex, etc.

     Cette édition 2012 enterre définitivement les deux précédentes ! Quant au résultat, compte tenu des trucages de l'époque, de l'aspect rafistolage de certaines scènes et de cette manie qu'a Paul Verhoeven de sur-éclairer ses plateaux, on peut dire que cette restauration 2012 approche ce que l'on peut obtenir de plus convaincant de la part de ce film culte. Après, il reste petits bémols (points blancs sur pellicule parfois, étalonnage des couleurs de certains visages) qui auraient certainement pu être rattrapés, moyennant un plus gros chèque. Quand on voit ce qui a pu être réalisé sur des films comme de Ben-Hur ou Apocalypse Now, on se dit que cette restauration 2012 est très bonne, mais qu'en engageant un travail encore plus poussé (et surtout plus coûteux), on aurait pu aboutir à de l'excellence pure.
Note technique : 8/10

Son :
On a droit ici à du 5.1 DTS Master Audio, tant en VO qu'en VF. Un gros travail a, en outre, été réalisé sur la texture sonore, plus claire, plus aérée que sur les précédentes éditions (sans doute une petite ré-égalisation audio au passage). La musique du générique, fabuleuse, file des frissons de par son ouverture de la scène sonore en frontal. La suite n'est pas mal non plus avec, notamment, l'étonnante explosion du Johnnycab par exemple ou le grave du vaisseau vers 43 min.

     Parmi les moments forts, notons le boum de la verrière, le son de la foreuse tenue par Schwarzy au début du film, les effets surround lors des flash-back, et les dialogues sur la VO. La VF sonne globalement tout aussi bien, mais nous avons noté une tendance à entendre les « S » accrocher un peu (sifflante), un grave qui en fait un peu trop, et une texture audio un peu moins séduisante que celle entendue sur la VO, mais rien de bien grave pour autant.
Note technique : 9/10

Bonus :
- « Total Recall, 20 ans après  » : interview inédite, récente et surprenante de Paul Verhoeven (en HD, 35 minutes)
- «  Les effets spéciaux de Total Recall  » (making of d'époque, 23 minutes)
- Interviews d’Arnold Schwarzenegger, Sharon Stone, Ronald Shusett et Paul Verhoeven (30 minutes)
- Galerie photos
- Making of (8 minutes)
Note des bonus : 10/10

Conclusion :  
     Nous avons ici la meilleure édition HD de Total Recall. L'image est enfin ré-étalonnée, avec une meilleure distinction des rouges et des oranges, sans bruit vidéo (pixels, grains), un très bon contraste. Quand au son, il est désormais plus que convaincant.
Note technique globale : 9/10


Caractéristiques techniques :
Titre : Total Recall
Réalisateur : Paul Verhoeven
Format : 1.85
Durée du film : 1h53
Encodage du blu-ray : MPEG 4
Pistes son : Anglais DTS-HD Master Audio 5.1, Français DTS-HD Master Audio 5.1, Allemand DTS-HD Master Audio 5.1.
Sous-titres : Français, Anglais pour sourds et malentendants, Allemand.
Bonus : "Total Recall, 20 ans après", "Les effets spéciaux de Total Recall", Interviews d’Arnold Schwarzenegger, Sharon Stone, Ronald Shusett et Paul Verhoeven, Galerie photos, making-of.

Personnage  Acteur/actrice  Version française
Douglas Quaid / Hauser  Arnold Schwarzenegger  Daniel Beretta
Melina  Rachel Ticotin  Véronique Augereau
Lori Quaid  Sharon Stone  Michèle Buzynski
Vilos Cohaagen  Ronny Cox  Gabriel Cattand
Richter  Michael Ironside  Richard Darbois
George / Kuato  Marshall Bell  Michel Papineschi
Helm  Michael Champion  Jean-Pierre Moulin
Dr. Edgemar  Roy Brocksmith  Jacques Ciron

Voir aussi :
- Test du Blu-ray de Terminator
- Test du Blu-ray de Terminator 2
- Schwarzenegger dans un film vaguement inspiré des Dix petits nègres !

samedi 28 juillet 2012

Pas d’humour dans Die Hard 5


     John Moore, le réalisateur de Die Hard 5 (alias A Good Day to Die Hard), a dit en avoir assez des blagues dans la franchise et livrera un John McClane bien plus sérieux. Le flic John McClane serait donc privé de ses vannes et de ses répliques cinglantes. 

     Selon John Moore, il n'y aura pas de blagues, « parce que c’est grotesque. Je ne sais pas si c’est à cause de la crise financière, mais je crois que le public en a marre de ce genre de conneries », a-t-il déclaré dans un entretien au magazine Empire. « Les gens ont l’habitude du cynisme des vieilles franchises réchauffées. On ne peut pas se permettre n’importe quelle merde. La barre est placée haut. »


     C’est vraiment dommage pour ceux qui adorent les réparties verbales violentes de McClane, dont certaines appartiennent à l’histoire du cinéma (le légendaire « Yipee-kai-yay, motherfucker » dans Piège de cristal étant la plus célèbre). Heureusement, Moore admet qu’il y aura quelques « McClanismes » dans A Good Day to Die Hard, qui se déroulera à Moscou et où McClane devra affronter des terroristes et sauver son fils. « Mais il ne se baladera pas dans Moscou comme un crétin en train de faire des vannes sur comment l’Amérique a gagné la Guerre froide…. » Il promet également une généreuse dose d’action : « le film se déroule de New York à Moscou, l’échelle est énorme… il y a une poursuite en bagnole qu’on a mis 78 jours à tourner ! »

     Mais en parlant de « cynisme des vieilles franchises réchauffées », John Moore est bien placé pour savoir de quoi il parle puisque sa filmographie compte deux remakes à son actif (Le Vol du Phoenix et La Malédiction), ainsi qu’une fort médiocre adaptation du jeu vidéo Max Payne.

     On ne peut pas se permettre de juger le film à sept mois de sa sortie en salles (Die Hard 5 est prévu pour le 20 février 2013 en France), mais les faits sont là : John McClane sans ses répliques cinglantes, c’est comme Star Wars sans sabres laser. Et dans la mesure où c'est le cynisme de McClane qui a fait en grande partie le succès de la franchise...

Voir aussi : 
- On connait le fils de John McClane.
- Die Hard 5 a trouvé son réalisateur.
- Test du Blu-ray de Die Hard 4 : Retour en enfer.

lundi 16 juillet 2012

Mort de Tsilla Chelton : "Tatie Danielle" n'est plus !

     L'actrice Tsilla Chelton, 93 ans, la Tatie Danielle du film d'Etienne Chatiliez, est décédée dimanche 15 juillet, à son domicile, près de Bruxelles, a indiqué lundi son agent, confirmant une information de la RTBF. Tsilla Chelton était avant tout une grande actrice de théâtre, créatrice notamment des grands rôles féminins d'Eugène Ionesco.


En 1989, dans "Tatie Danielle".
     Tsilla Chelton était née en 1919, à Jérusalem, qui faisait alors partie de l’Empire Ottoman. Fille de parents français d'origine juive, elle perd sa mère à l'âge de six ans et suit son père à Anvers. Durant la guerre, elle quitte la Belgique pour la Suisse. Elle s'installe à Paris à la Libération, suit les cours du mime Marcel Marceau et monte pour la première fois sur les planches dans une pièce de Roger Blin. En 1952, elle décroche son premier grand rôle en créant "Les Chaises", de Ionesco, qui précède dix autres créations, notamment "Le roi se meurt" et "Délire à deux". Elle recevra le Molière de la comédienne en 1994 pour "Les Chaises".

En 1993, dans "La soif de l'or", en compagnie de Christian Clavier.
     Sa carrière se jouera essentiellement au théâtre. Elle joue aussi bien des œuvres contemporaines, de Tardieu, d'Audiberti, que les grands classiques, Molière ou Shakespeare. Elle est aussi la première femme en France à jouer Brecht, avec Michel Serrault, Michel Piccoli et Laurent Terzieff. Comédienne réputée, elle devient professeur d'art dramatique en 1964 et forme des élèves, dont certains de la future troupe du Splendid qui deviendront célèbres comme Michel Blanc, Thierry Lhermite ou Gérard Jugnot, Christian Clavier et Marie-Anne Chazel.

     Elle fait de timides apparitions au cinéma à la même époque, notamment pour Yves Robert : "La Guerre des boutons" (1961), "Alexandre le Bienheureux" (1967), mais doit attendre "Tatie Danielle", d'Etienne Chatiliez,  pour devenir célèbre à 71 ans.

Dans "Tatie Danielle", avec Isabelle Nanty.
     Épouse du décorateur Jacques Noël, Tsilla Chelton était mère de quatre enfants. Elle avait été promue au grade de chevalier de la Légion d'honneur en 2000.

     Tsilla Chelton n’a jamais cessé de tourner. On a pu la voir récemment dans "Sœur Sourire" (2009) aux côté de Cécile De France, puis dans le rôle récurent de la grand-mère Élisabeth dans la série belge "Melting pot café" (2007-2010). Sa dernière apparition à l’écran sera post mortem : "Landes" qu’elle a tourné en mars dernier avec Miou Miou et Marie Gillain.